Histoire et origine du tatouage Maori et polynésien

 Allotattoo
Allotattoo dans Décryptage Publié le 21/03/2017
Histoire et origine du tatouage Maori et polynésien

 

L’histoire du tatouage maori est un pan de l’immense histoire du tatouage polynésien

C’est d’un mot d’origine polynésienne, “tatau“, qu’est tirée la racine du mot tatouage. Mais dans la longue histoire du tatouage polynésien, les tatouages samoans, maoris, etc. ont tous apporté leur pierre à l’édifice. Le tatouage maori et le tatouage polynésien, voici une histoire dans l’histoire.

 

Les origines mythiques du tatouage polynésien

Selon une légende portant sur les temps « Po », qui désignent les temps obscurs, le dieu Ta’aroa avait deux fils, Mata Mata Arahu et Tu Ra’i Po. C’est à eux deux que l’on devrait l’invention du tatouage. Ils auraient créé cette pratique dans l’optique de séduire Pahio, la fille de Ti’i et Hina, respectivement le premier homme et la première femme. La fille en question aurait été gardée captive par sa mère, en vue de sauvegarder sa virginité. Mais pour la libérer, les deux dieux, fils de Ta’aroa, ont alors décidé d’orner leur corps de tatouages, pour arracher Pahio à sa captivité et lui transmettre une envie de se faire tatouer. Devenus dieux du tatouage, Ta’aroa et Mata Mata Arahu auraient par la suite appris aux hommes les techniques.

 

Ainsi, partant de ces origines divines, le tatouage joue un rôle de reconnaissance des classes sociales. Les motifs permettent de différencier les prêtres, les rois, les chefs, etc. Il y a par exemple le tatouage appelé Hui Ari’i et Arioi qui sont exclusivement réservés aux chefs. L. Clavel et E. Robarts, ayant tous deux vécu aux Marquises au 19ème siècle, l’ont rapporté dans leurs écrits.

Les origines culturelles du tatouage maori

Le tatouage maori est classé parmi les tatouages du style tribal. Appelé Moko, le tatouage maori se reproduit sur le visage ou sur le corps et est dérivé des tatouages polynésiens. Les différents récits relatés précisent que la transmission du tatouage vers le peuple Maori s’est fait au fil des voyages d’indigènes entre les différentes îles. Et l’on comprend donc aisément la similitude entre l’histoire du tatouage maori et celle du tatouage polynésien. Ici, un mortel du nom de Mataora se serait épris d’une déesse, nommée Niwareka. Un jour, le jeune aurait violenté la déesse qui, choquée, serait reparti vers Uetonga, le royaume de son père. Saisi par des regrets, le jeune amoureux se sentit coupable et se lança dans des aventures pour retrouver sa bien-aimée. 

 

Arrivé blessé et presque défiguré à Uetonga, il sera alors moqué par la famille de Niwareka. Mais réagissant avec humilité, il gagna le pardon de la jeune déesse et l’affection du père. Ce dernier lui apprit alors l’art du tatouage. Et quand il se retourna dans le monde des humains avec sa bien-aimée, il transmit aux humains ses nouvelles connaissances. Le tatouage maori est donc un symbole spirituel, mais également un signe de classe sociale. Ornant le visage des guerriers, le tatouage maori se faisait sur le menton des femmes. S’il a failli disparaître au 20ème, il est aujourd’hui de retour et de plus en plus en vogue. On retrouve des motifs maoris sur les visages des descendants néo-zélandais, mais aussi sur le corps de nombreux occidentaux.