Histoire et origine du tatouage Dotwork

Dotwork, quand le point sublime l’art

De nature polyvalente, l’art du tatouage ne cesse d’évoluer depuis environ deux décennies. Et à force d’évolutions, c’est un peu une concurrence des techniques et des styles qui est lancée. Un style qui a longtemps été en vogue durant quelques mois peut subitement disparaître, pour laisser sa place à d’autres. Parallèlement, il peut revenir quelque temps plus tard, quand les fans de tattoos seront nostalgiques et voudront retourner aux sources. C’est à peu près ce qui arrive au dotwork.

Les origines de ce style-technique remontent probablement aux heures le tatouage n’était encore que l’apanage de quelques archipels. Et il a probablement aussi été présent aux premières heures de ma popularisation du tatouage. Maintenant qu’il est de retour et bien installé, dans les habitudes, et si nous le découvrions un peu mieux ?

Le dotwork, plus une technique qu’un style

“Dot“, pour point, et “work“ pour travail constituent le mot dotwork ; littéralement, c’est donc un travail du point. Un dotwork tattoo est un tatouage dont la réalisation consiste à faire se succéder des points, alignés avec précision, de sorte à pouvoir obtenir de loin l’effet de lignes, et surtout, de sorte à obtenir le motif recherché, quel qu’il soit. Dans leurs créations, les pros du dermographe aiment souvent à l’adopter dans le cadre des tatouages monochromes. Ces derniers sont des tatouages à couleur unique, généralement le noir ou le gris. Le dotwork est adopté pour obtenir des effets de tatouage traditionnel, ou pour certains tatouages nécessitant spécifiquement que la technique du point par point soit choisie. Toutefois, il se retrouve également dans les autres styles, et ses résultats rappellent souvent la bien vieille technique du handpoke… Et si nous faisions une petite plongée dans l’histoire ?

Petite histoire du dotwork, dérivé du blackwork

Si le tatouage dotwork est connu pour être une technique très appréciée, ses origines restent quelque peu floues. Néanmoins, la probabilité est forte qu’elle ait connu ses premières heures sur l‘une des terres mères du tatouage. C’est même ce vers quoi tendent tous les éléments collectés. Vers le 18ème siècle, parmi les divers outils identifiés pour servir au tatouage, se trouve la pointe. Cette dernière est généralement une épine végétale, en l’occurrence une épine de pamplemoussier la plupart du temps. Cette pointe servait à faire de petits points ; mais ces points étaient posés avec une telle rapidité qu’ils n’étaient pas différenciés dans l’œuvre finale. Au fil de la pratique, il est alors arrivé que les tatoueurs décident d’espacer ces points, débouchant sur des tattoos blackwork qui n’étaient obtenus qu’à base de points. Ainsi, lorsqu’au cours des dernières années le blackwork a fait son retour, c’est presque logiquement que certains tatoueurs ont adopté l’art du point…

Les utilisations

La technique du dotwork est employée dans les styles pour lesquels le résultat recherché nécessite des dessins purs. Ainsi, il y a évidemment le blackwork qui est le principal style dans lequel cette technique est employée. Et étant donné que, qui dit blackwork dit polynésien, ét géométrique, on pourra aussi citer les tatouages polynésiens et les tatouages géométriques. Avec l’effet 3D souvent obtenu, le motif le plus symbolique pour l’utilisation du dotwork est le mandala.

À bientôt sur Allotattoo !

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