Histoire et origine du tatouage géométrique

Les tatouages géométriques ont une double origine temporelle

Les amoureux de tatouage sont maintenant très pointilleux sur le choix de motifs et styles sortant du commun traditionnel. L’un de ces styles qui détone est le tatouage géométrique. Porté par des conceptions uniques, et par une profonde symbolique, il est de plus en plus populaire. La géométrie est la science de la symétrie et de la perfection, la représentation d’un incroyable équilibre entre les éléments. Allons à la découverte de l’histoire du tatouage géométrique.

Les premières traces du tatouage géométrique, plusieurs siècles en arrière

La pratique du tatouage faisait partie intégrante de la vie quotidienne de certaines civilisations. Parmi ces dernières, quelques-unes avaient déjà eu à toucher du doigt les tatouages géométriques. Ce fut notamment le cas en Egypte. Dans le pays du Nil, il faut remonter jusqu’à 2.000 ans av. J.-C. pour retrouver les premiers tatoués. En ce temps-là, chaque motif représenté devait avoir une portée symbolique ou jouer un rôle précis. Et parmi les motifs tatoués, se trouvaient le point et le cercle, des signes pouvant être considérés comme géométriques non-figuratifs. Le point était représenté pour jouer un rôle magique ; il était donc essentiellement présent chez les prêtres ou les devins. Le cercle, quant à lui, était représenté sur le corps aux alentours d’une partie malade ou à protéger. Un cercle tatoué servait donc à guérir ou protéger.

Un peu plus tard, on retrouvera aussi des traces du tatouage géométrique chez les Indiens d’Amérique, plus précisément les Xikrin. Comme pour les Egyptiens, chaque tatouage devait avoir un sens. Dans ce peuple, des tatouages géométriques étaient immédiatement reproduits sur le nouveau-né. On lui rasait la tête, et y dessinait de petits cercles ; l’objectif visé était de le rendre courageux, et de chasser le mal en lui.

Le style géométrique, une (re)naissance au 20èmesiècle

Le style géométrique dans l’art de façon générale trouve également ses traces dans la Grèce antique. Entre 1050 et 900 av. J.-C., à l’ère protogéométrique, puis à nouveau entre le 9ème et le 8ème siècle av. J.-C. Des spirales, et des rectangles enchevêtrés étaient alors représentés sur les vases. Mais c’est bien plus tard, au 20ème siècle, que sera lancée la vague de popularisation du style géométrique encore en cours aujourd’hui. Au début de ce siècle, le langage artistique est remis en question par des artistes avant-gardistes tels que Paul Klee ou encore Kasimir Malevitch. Ils proposèrent un art abstrait qui se traduisit par l’aquarelle (“L’aquarelle abstraite“ de W. Kandisky), et par la géométrie (“Carré noir sur fond blanc“ de Malevitch). Cette nouvelle façon de voir l’art continua d’impacter jusqu’aux années 1980-1990, début du boom du tatouage. Le tatouage surfa sur cette vague et apparut alors le tatouage géométrique, tel que perçu aujourd’hui.

Les multiples motifs du tatouage géométrique

Lorsque les tatoueurs adaptèrent le style géométrique à leur univers, ils se laissèrent aller aux nombreuses possibilités qu’offrait cet univers. Ainsi, aujourd’hui, on a en tatouage géométrique le cercle, le triangle, les lignes sous diverses formes, les polygones, les chevrons, etc. Et chaque motif a son sens ! Mais le plus intéressant dans le tatouage géométrique, c’est l’utilisation des lignes et des angles pour reproduire des animaux ou de simples objets. Au vu des œuvres souvent obtenues, il n’y a que le tatouage qui puisse offrir un tel charme…

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