Zoom sur Bicem Sinik et ses tatouages géométriques

Bicem Sinik, des lignes et des points

Lorsque l’on est passionné de tatouages, il peut arriver que l’on pense déjà avoir toute la connaissance, de l’histoire aux styles du tatouage, en passant par les motifs, et les symboliques. Mais c’est alors qu’un élément surgit, un détail ou une grandiose nouveauté, et nous rappelle qu’au fond, si l’on aime le tatouage, c’est parce qu’il laisse toujours une place à la créativité. Car l’univers des tattoos n’a de limite que celles de l’imagination. Le tatoueur que nous vous présentons aujourd’hui fait justement partie de ceux qui peuvent faire briller des étoiles dans vos yeux d’amoureux de tatouage. Allons à la découverte de Bicem Sinik.

Présentation de Bicem Sinik, l’artiste

Avez-vous déjà entendu parler de Dr. Woo, célèbre tatoueur installé à Los Angeles ? Si oui, sachez que l’artiste que nous vous présentons aujourd’hui pourrait être surnommé “Dr. Woo de la Turquie“. Cette jeune tatoueuse exploite à merveille les lignes monochromes pour créer toutes sortes de forme, des animaux aux motifs minimalistes. Toutefois, il y a une certaine différence entre Bicem Sinik et le tatoueur américain. La tatoueuse turque se sert parfois du dotwork, la technique des points, pour donner un complément à ses dessins. Ce faisant, elle crée une sorte de profondeur dans ses tatouages.

L’histoire de Bicem Sinik, la personne

Née à Bursa en Turquie en 1984, Bicem Sinik a étudié dans une faculté des métiers d’art et du graphisme. Toute sa famille, incluant aussi bien sa sœur, son père et sa sœur, étaient des enseignants d’art. Et tous autant qu’ils sont, ils voulaient qu’elle devienne également enseignante d’art. « Mais j’ai choisi de me rebeller contre eux », confia-t-elle à “Bored Panda“. Ainsi, elle quitta sa maison familiale et se rendit à Istanbul. Pendant 7 ans, elle travailla alors en tant que directrice des créations au sein de plusieurs agences publicitaires. Au départ, elle était véritablement passionnée et se plaisait dans ce métier. Toutefois, elle perdit foi en ce travail suite à des luttes à propos d’une brochure qu’elle qualifie elle-même d’idiote. Par ailleurs, elle appréciait de moins en moins d’être enfermée dans un cyber-univers avec que des ordinateurs autour d’elle.

En 2011, elle fit la rencontre de Denizhan Ozkar, un tatoueur réputé. C’est celui-ci qui la mettra en contact avec le monde des tatouages, et lui apprendra à tatouer. Elle réalisa alors son premier tatouage sur… une banane. Dans une interview, elle précise à quel point elle avait été stressée la première fois qu’elle devait utiliser l’aiguille sur une peau humaine, réalisant toute la difficulté qui se trouvait dans la pratique. En janvier 2013, Bicem Sinik quitte alors son emploi et commence d’abord par faire du tatouage un simple hobby. Très vite, elle fera alors de ce hobby la carrière dans laquelle elle est encore aujourd’hui. Aujourd’hui, elle travaille dans un studio se trouvant dans sa maison, où elle vit avec ses deux chiens.

L’œuvre

Pour Bicem Sinik, chaque tatouage doit être unique. C’est la raison pour laquelle elle réalise tous ses designs elle-même, et a pour principe de ne jamais faire le même tatouage deux fois (Respect l’artiste !). Diplômée d’art et de graphisme, ses reproductions sont progressivement devenues plus minimalistes et plus géométriques, et sont appréciés par les passionnés de tatouage en provenance de l’Espagne, du Canada, de l’Allemagne, de la France, etc. Hélas, elle raconte qu’il lui arrive de trouver certains de ses dessins sur Internet, parfois déjà tatoués, et parfois avec des tatoueurs qui s’en réclament auteurs. Bicem Sinik souhaite maintenant voyager à travers le monde, rencontrer d’autres personnes, pour toujours œuvrer à avoir une œuvre unique.

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